Après les derniers mois passés à écouter en long et en large - pas en boucle, mais presque - les deux magnifiques albums studio des Awolnation (Sail, Not your fault, All I need, Knights of shame, I am, Hollow moon, Woman Woman, ...), mes oreilles demandaient des nouvelles vibrations et le temps était donc venu de découvrir autre chose.
Pour ne pas puiser toujours auprès de NPR, j'ai décidé de profiter de mon statut de contribuable Billag et de faire un tour sur les radios plus proches d'ici. C'est ainsi que je suis tombée sur une belle trouvaille que je qualifierai de petit bijou, la chaine pop SRF Virus, avec une programmation moderne et de qualité.
Et voici le butin de plusieurs jours d'écoute: 2 groupes et un chanteur très agréables, qui méritent d'être suivis de près dans le futur.
1. Yukon Blonde (groupe canadien, formé en 2005 - mieux vaut les découvrir 10 ans après que jamais!). Indie rock, très indie et très rock aussi.
2. Public Service Broadcasting (groupe britannique fondé en 2009). Electronique expérimental, ils créent la musique et l'agrémentent avec extraits audio et vidéos d'époque. Super intéressant.
3. Ricardo González (chanteur étasunien-mexicain et belge d'adoption). Indie pop, très jolie voix.
Un magnifique poème pour la journée IDAHOT, mais pas seulement. [Audre Lorde, A Litany for Survival. The Black Unicorn: Poems, 1978]. For those of us who live at the shoreline standing upon the constant edges of decision crucial and alone for those of us who cannot indulge the passing dreams of choice who love in doorways coming and going in the hours between dawns looking inward and outward at once before and after seeking a now that can breed futures like bread in our children's mouths so their dreams will not reflect the death of ours:
For those of us who were imprinted with fear like a faint line in the center of our foreheads learning to be afraid with our mother's milk for by this weapon this illusion of some safety to be found the heavy-footed hoped to silence us For all of us this instant and this triumph We were never meant to survive.
And when the sun rises we are afraid it might not remain when the sun sets we are afraid it might not rise in the morning when our stomachs are full we are afraid of indigestion when our stomachs are empty we are afraid we may never eat again when we are loved we are afraid love will vanish when we are alone we are afraid love will never return and when we speak we are afraid our words will not be heard nor welcomed but when we are silent we are still afraid So it is better to speak remembering we were never meant to survive.
Et ça c'est pour se remettre après un tel lyrisme tragique.
[Black Yaya, Paint a smile on me, EP, 2013].
Un texte subtil, naïf et quotidien, mis en musique avec un style pop-folk que j'apprécie beaucoup chez Black Yaya (David-Yvar Yaya Herman Dune) déjà depuis les albums signés Herman Dune. Vidéo drôle et bien tournée, mais au final inquiétant!
En 1872, longtemps avant l'apparition de Dracula (1897), Carmilla raconte l'histoire de la passion entre la vampire Carmilla et la jeune femme qu'elle choisit comme victime, Laura. Bien évidemment, cela sera de courte durée et, morale victorienne obligeant, le final ne sera pas très enjoué.
Deux éléments frappent le lecteur.
Certes, toute la narration reste dans le domaine du romantique et n'est jamais très explicite... mais pour le 19ème siècle l'amour saphique est déjà une thématique surprenante en soi!
Les psychologies des protagonistes, quelque peu approximatives de premier abord, apparaissent plus profondes au fur et à mesure que le déroulement des événements se révèle au lecteur. Carmilla est un personnage ambivalent, à la fois touchante et répugnante, et cette ambivalence est présente tout au long du récit. Tout bien réfléchi, c'est la force de ses sentiments qui la mène à sa perte, une force si puissante que même la "victime", objet (et sujet) du désir, Laura, semble en rester subjuguée jusqu'après la disparition de Carmilla (comme le souligne d'ailleurs très bien Gaïd Girard dans sa lecture en annexe à la version publiée par Actes Sud).
C'est un joli conte, qui se lit vite (3 heures tout au plus) et qui présente une histoire de vampires qu'on peut trouver plaisante même sans être fan de Twilight ou autres séries dans le genre.
En somme, un bon petit bouquin dont la lecture ne fait pas de mal... ni de bien non plus, si ce n'est intriguer un petit peu le lecteur en le faisant voyager dans un ancien chateau en compagnie de deux jeunes demoiselles au coeur tendre et plus ou moins fragile.
Histoire un peu bizarre (probablement, d'autant plus si on n'est pas très proches des sensibilités qui y sont dépeintes), qui a cependant le mérite d'offrir une vision touchante de l'univers BDSM et de faire réfléchir à l'amour en général.
Le jeu des actrices est juste superbe, avec une inquiétante Chiara D'Anna et une belle et émouvante Sidse Babett Knudsen. De plus, magnifiques couleurs et photographie exceptionnelle.
Ogni tanto qualche amico di Facebook (che si riconoscerà) commenta gli status di un giornalaccio intitolato "La Croce" e di un politicante di nome Adinolfi, e così le attualità provenienti da questi account appaiono sul mio schermo. Ho provato diverse volte a nasconderle, dicendo a Facebook che "non mi interessa vedere gli status di "La Croce" o "M. Adinolfi", ma non c'è niente da fare, ogni tanto riappaiono.
Se fossero dei testi banali, che so, sulla maniera migliore di piantare i tulipani o sul modo più adeguato per fare il bagno ai chihuahua, lascerei perdere. Ciò che mi spinge a scrivere qualcosa al loro proposito è che si tratta di testi falsi, ipocriti, violenti, offensivi, irrispettosi, discriminatori e pure in malafede (quasi sempre, tutte le cose insieme) che secondo me non dovrebbero trovare un posto né su Facebook, né sulla carta stampata e nemmeno dietro le porte dei cessi delle stazioni.
Visto che, però, i loro autori (Adinolfi ed accoliti) e i loro seguaci (soprattutto sentinelle in salsa italica) li propinano come oro colato, le persone intelligenti come gli amici di cui ho parlato prima si indignano (a ragione), si sentono offesi (lì ancora, a ragione), si infuriano (comprensibilmente) e, zac, reagiscono, postando dei commenti che poi appaiono anche qua sul mio schermo... Ora, qua sta, secondo me, l'errore.
Infatti, andando a cercare un po' di informazioni, non è difficile scoprire che la tiratura di "La Croce" è di 24.752 copie.... cioè meno della metà del "famosissimo" quotidiano "Dolomiten" e persino meno della Libertà (Piacenza) o de L'Adige. M. Adinolfi, poi, quando si candidò alle primarie del PD nel 2007, prese la bellezza di 5.906 voti, cioè quelli di sua mamma, sua sorella, sua zia, il vicino di pianerottolo e quattro altri gatti messi insieme.
Mi domando quindi: al posto di perdere tempo con gentaglia del genere, che non solo ha i paraocchi ma in più nei suoi articoli dimostra una malafede senza pari, non sarebbe meglio ignorarli e lasciarli cuocere a fuoco lento nel loro brodo malsano e nella loro cattiveria? Mentre l'indifferenza - soprattutto mediatica - condanna all'anonimato e, in fine, alla morte simbolica, la polemica attorno ai loro scritti non fa che mandargli il messaggio che il loro pensiero vale qualcosa, ivi compreso che vale la pena di investire tempo ed energie in un dibattito che, vista la natura degli interlocutori, non può che rivelarsi sterile.
Vendredi dernier on est allé voir le nouveau spectacle de Joseph Gorgoni au Théâtre du Jorat à Mezières. On s'attendait, comme toujours avec Gorgoni, à passer un très bon moment et on n'a pas été déçu!
Déjà très célèbre grâce au personnage de Marie-Thérèse Porchet, dans cette pièce de type one man show Joseph Gorgoni se livre sans maquillage et il partage avec son public une série d'anecdotes sur sa vie et sur le personnage de Marie-Thérèse qui l'a fait connaître.
Concocté avec intelligence, le texte est bien ficelé, cohérent, et surtout absolument marrant. Avec un certain franc parler, y sont dépeintes des scènes hilarantes allant de l'enfance à la vie quotidienne...et on rit du début à la fin.
Dans la magnifique scène du Théâtre du Jorat, une salle en bois, accueillante et avec un bon son, bien atteignable avec les transports publics et aussi en voiture, Gorgoni a montré tout son talent d'artiste: acteur, danseur, chanteur et même, pour le court moment des réponses aux questions du public, improvisateur. En outre, il a démontré à ceux qui en doutaient qu'il n'est pas "prisonnier" du personnage de Marie-Thérèse, et qu'il est capable d'amuser son publique indépendamment de ce rôle. Enfin, il a relevé avec brio le défi de faire rire sur (à peu près) tout, avec une approche cathartique (rire, c'est pas se moquer...ça libère): la vieillesse, la bêtise, même l'homophobie!
En plus de faire rire, Joseph Gorgoni partage aussi avec son public ses passions, surtout musicales: Mylène Farmer, Nina Hagen, etc. etc. jusqu'à quelqu'un qu'on ne connaissait pas encore, Klaus Nomi.
Et après quelques recherches sur internet, je peux déjà dire que j'adore sa musique! Donc, merci Joseph Gorgoni pour l'excellent spectacle et aussi pour cette découverte!
Aujourd'hui, dans une salle de cinéma déserte (le top!) on a vu le film Pride, du réalisateur anglais Matthew Warchus.
Il raconte l'histoire vraie du groupe militant Lesbiennes et Gays en Soutien des Mineurs, qui agit en soutien aux mineurs du pays de Galles en occasion du conflit social les opposant au gouvernement Thatcher au milieu des années 1980.
Drôle, rigolo et en même temps touchant et, par moments, tragique, ce film est un vrai petit bijou qui parle aussi bien aux militants LGBTQ qu'aux activistes sociaux et, plus globalement, à tou-te-s celles et ceux qui aiment les histoires d'amitié et de solidarité.
A côté de l'histoire principale on rencontre une série de thèmes et lieux chers à la communauté LGBTQ, comme les cercles de loisirs et culturels, les marchés des fiertés (pride), les coming-outs, les conflits familiaux et, bien sûr, l'épidémie de SIDA qui sévissait durement à l'époque. Cet univers se heurte à celui des mineurs, campagnards, plutôt traditionalistes et à priori pas très ouverts envers les gays et les lesbiennes qui veulent les aider. Mais, comme le film le montre, le dialogue ouvre les horizons et la solidarité est plus forte que la haine...
Tout cela est traité avec une sensibilité délicate et un grand sens de l'humour. Les personnages sont attachants et superbement joués, et les décors sont sobres et réalistes. En somme, on a adoré... au point qu'en sortant de la salle on aurait presque pu prendre part à une manif.
Il se trouve qu'en Suisse les manifs ne sont pas monnaie courante (et heureusement!). Cependant, si on veut faire de l'activisme ou juste montrer son engagement, on peut s'y prendre d'innombrables façons, par exemple en arborant une bague rose, cadeau du programme fédéral Love Life de prévention du SIDA qui rappelle leur campagne...
... et qui arrive gratuitement à la maison dans un joli petit emballage et accompagné d'un livret publicitaire résumant la campagne.
La campagne Love Life a une histoire bien différente de celle des annonces anti-SIDA qu'on aperçoit dans le film Pride!
Et pour en savoir plus, rien de mieux que de faire un tour sur le site internet Love Life!
Pour vous faire une idée de cet événement, regardez ces deux vidéos (l'une prise par moi (Rave), l'autre par quelqu'un qui a regardé le concert débout près de la scène (The tide is high))!
Pour l'occasion, les Blondie ont aussi été interviewés sur Couleur 3; voici le lien vers l'émission, l'interview commence à 2:36:30.
Voici quelques groupes que j'ai découvert ces jours-ci grâce à Xponential Radio et sur Youtube.
Quoi de mieux pour décompresser, se détendre et se sentir plein d'énergie?
Tout d'abord du bon rock avec les Black Keys (ça, c'est l'idéal pour se réveiller le matin)...
... et les Kongos. Vous cherchez du rock novateur, mélangeant des atmosphères classiques du rock et des éléments quelque peu celtiques, le tout enrichi par des percussions percutantes? Ecoutez donc ça, cette chanson est superbe!
Puis un peu de pop avec Ben Lee (joyeux, avec des sons propres et un texte d'une simplicité poétique que vous avez probablement déjà entendu dans l'album-tableaux du post précédent)...
...et du folk contemporain avec les Bright Eyes (la musique est agréable sans être révolutionnaire et le texte est bien poétique lui-aussi).
Pour finir, ce clip très estival de Fitz and the Tantrums (un peu anxiogène au début mais presque explosif dans son rythme... ça donne envie de dancer!)...
...et enfin cette reprise vidéo d'une chanson de Awolnation (vidéo officiel ici) que je trouve très bien filmée (les couleurs sont magnifiques) et plutôt comique dans son style noir.
Avec ce temps maussade, rien n'est mieux qu'un tour au musée pour se changer les idées. Ca tombe bien, puisque cet été deux expositions ont lieu à Lausanne, "Magie du paysage russe" au Musée cantonal des Beaux-Arts, et "Peindre l'Amérique" à l'Hermitage. J'y suis allée et j'ai bien aimé.