vendredi 8 mai 2015

Carmilla

Roman court de Sheridan Le Fanu, publié par Actes Sud et aussi disponible gratuitement en ligne ici parmi les ebooks de la Bibliothèque électronique du Québec.


En 1872, longtemps avant l'apparition de Dracula (1897), Carmilla raconte l'histoire de la passion entre la vampire Carmilla et la jeune femme qu'elle choisit comme victime, Laura. Bien évidemment, cela sera de courte durée et, morale victorienne obligeant, le final ne sera pas très enjoué. 

Deux éléments frappent le lecteur.

  1. Certes, toute la narration reste dans le domaine du romantique et n'est jamais très explicite... mais pour le 19ème siècle l'amour saphique est déjà une thématique surprenante en soi!
  2. Les psychologies des protagonistes, quelque peu approximatives de premier abord, apparaissent plus profondes au fur et à mesure que le déroulement des événements se révèle au lecteur. Carmilla est un personnage ambivalent, à la fois touchante et répugnante, et cette ambivalence est présente tout au long du récit. Tout bien réfléchi, c'est la force de ses sentiments qui la mène à sa perte, une force si puissante que même la "victime", objet (et sujet) du désir, Laura, semble en rester subjuguée jusqu'après la disparition de Carmilla (comme le souligne d'ailleurs très bien Gaïd Girard dans sa lecture en annexe à la version publiée par Actes Sud).
C'est un joli conte, qui se lit vite (3 heures tout au plus) et qui présente une histoire de vampires qu'on peut trouver plaisante même sans être fan de Twilight ou autres séries dans le genre. 
En somme, un bon petit bouquin dont la lecture ne fait pas de mal... ni de bien non plus, si ce n'est intriguer un petit peu le lecteur en le faisant voyager dans un ancien chateau en compagnie de deux jeunes demoiselles au coeur tendre et plus ou moins fragile.

mardi 28 avril 2015

The Duke of Burgundy

On ne parle pas de ce papillon mais de ce film.

Histoire un peu bizarre (probablement, d'autant plus si on n'est pas très proches des sensibilités qui y sont dépeintes), qui a cependant le mérite d'offrir une vision touchante de l'univers BDSM et de faire réfléchir à l'amour en général.

Le jeu des actrices est juste superbe, avec une inquiétante Chiara D'Anna et une belle et émouvante Sidse Babett Knudsen. De plus, magnifiques couleurs et photographie exceptionnelle.

Bref, ça vaut la peine de le voir!


mercredi 22 avril 2015

Status non gratus su Facebook

(Messaggio originale pubblicato su Facebook)
Ogni tanto qualche amico di Facebook (che si riconoscerà) commenta gli status di un giornalaccio intitolato "La Croce" e di un politicante di nome Adinolfi, e così le attualità provenienti da questi account appaiono sul mio schermo. Ho provato diverse volte a nasconderle, dicendo a Facebook che "non mi interessa vedere gli status di "La Croce" o "M. Adinolfi", ma non c'è niente da fare, ogni tanto riappaiono.
Se fossero dei testi banali, che so, sulla maniera migliore di piantare i tulipani o sul modo più adeguato per fare il bagno ai chihuahua, lascerei perdere. Ciò che mi spinge a scrivere qualcosa al loro proposito è che si tratta di testi falsi, ipocriti, violenti, offensivi, irrispettosi, discriminatori e pure in malafede (quasi sempre, tutte le cose insieme) che secondo me non dovrebbero trovare un posto né su Facebook, né sulla carta stampata e nemmeno dietro le porte dei cessi delle stazioni.
Visto che, però, i loro autori (Adinolfi ed accoliti) e i loro seguaci (soprattutto sentinelle in salsa italica) li propinano come oro colato, le persone intelligenti come gli amici di cui ho parlato prima si indignano (a ragione), si sentono offesi (lì ancora, a ragione), si infuriano (comprensibilmente) e, zac, reagiscono, postando dei commenti che poi appaiono anche qua sul mio schermo...
Ora, qua sta, secondo me, l'errore.
Infatti, andando a cercare un po' di informazioni, non è difficile scoprire che la tiratura di "La Croce" è di 24.752 copie.... cioè meno della metà del "famosissimo" quotidiano "Dolomiten" e persino meno della Libertà (Piacenza) o de L'Adige. M. Adinolfi, poi, quando si candidò alle primarie del PD nel 2007, prese la bellezza di 5.906 voti, cioè quelli di sua mamma, sua sorella, sua zia, il vicino di pianerottolo e quattro altri gatti messi insieme.
Mi domando quindi: al posto di perdere tempo con gentaglia del genere, che non solo ha i paraocchi ma in più nei suoi articoli dimostra una malafede senza pari, non sarebbe meglio ignorarli e lasciarli cuocere a fuoco lento nel loro brodo malsano e nella loro cattiveria?
Mentre l'indifferenza - soprattutto mediatica - condanna all'anonimato e, in fine, alla morte simbolica, la polemica attorno ai loro scritti non fa che mandargli il messaggio che il loro pensiero vale qualcosa, ivi compreso che vale la pena di investire tempo ed energie in un dibattito che, vista la natura degli interlocutori, non può che rivelarsi sterile.

dimanche 4 janvier 2015

dimanche 28 septembre 2014

De A à Zouc - Joseph Gorgoni au Théâtre du Jorat, Mézière

Vendredi dernier on est allé voir le nouveau spectacle de Joseph Gorgoni au Théâtre du Jorat à Mezières. On s'attendait, comme toujours avec Gorgoni, à passer un très bon moment et on n'a pas été déçu!

Déjà très célèbre grâce au personnage de Marie-Thérèse Porchet, dans cette pièce de type one man show Joseph Gorgoni se livre sans maquillage et il partage avec son public une série d'anecdotes sur sa vie et sur le personnage de Marie-Thérèse qui l'a fait connaître.
Concocté avec intelligence, le texte est bien ficelé, cohérent, et surtout absolument marrant. Avec un certain franc parler, y sont dépeintes des scènes hilarantes allant de l'enfance à la vie quotidienne...et on rit du début à la fin.

Dans la magnifique scène du Théâtre du Jorat, une salle en bois, accueillante et avec un bon son, bien atteignable avec les transports publics et aussi en voiture,  Gorgoni a montré tout son talent d'artiste: acteur, danseur, chanteur et même, pour le court moment des réponses aux questions du public, improvisateur. En outre, il a démontré à ceux qui en doutaient qu'il n'est pas "prisonnier" du personnage de Marie-Thérèse, et qu'il est capable d'amuser  son publique indépendamment de ce rôle. Enfin, il a relevé avec brio le défi de faire rire sur (à peu près) tout, avec une approche cathartique (rire, c'est pas se moquer...ça libère): la vieillesse, la bêtise, même l'homophobie!

En somme, ça vaut la peine d'aller le voir! Plusieurs séances sont d'ailleurs déjà prévues de fin octobre jusqu'en avril 2015 un peu partout en Suisse romande.


Vidéo originale disponible sur Marie-Thérèse.ch.

En plus de faire rire, Joseph Gorgoni partage aussi avec son public ses passions, surtout musicales: Mylène Farmer, Nina Hagen, etc. etc. jusqu'à quelqu'un qu'on ne connaissait pas encore, Klaus Nomi.
Et après quelques recherches sur internet, je peux déjà dire que j'adore sa musique! Donc, merci Joseph Gorgoni pour l'excellent spectacle et aussi pour cette découverte!

Klaus Nomi, Simple Man

lundi 22 septembre 2014

Pride (film, 2014) + des bagues roses

Aujourd'hui, dans une salle de cinéma déserte (le top!) on a vu le film Pride, du réalisateur anglais Matthew Warchus.



Il raconte l'histoire vraie du groupe militant Lesbiennes et Gays en Soutien des Mineurs, qui agit en soutien aux mineurs du pays de Galles en occasion du conflit social les opposant au gouvernement Thatcher au milieu des années 1980.



Drôle, rigolo et en même temps touchant et, par moments, tragique, ce film est un vrai petit bijou qui parle aussi bien aux militants LGBTQ qu'aux activistes sociaux et, plus globalement, à tou-te-s celles et ceux qui aiment les histoires d'amitié et de solidarité.

A côté de l'histoire principale on rencontre une série de thèmes et lieux chers à la communauté LGBTQ, comme les cercles de loisirs et culturels, les marchés des fiertés (pride), les coming-outs, les conflits familiaux et, bien sûr, l'épidémie de SIDA qui sévissait durement à l'époque. Cet univers se heurte à celui des mineurs, campagnards, plutôt traditionalistes et à priori pas très ouverts envers les gays et les lesbiennes qui veulent les aider. Mais, comme le film le montre, le dialogue ouvre les horizons et la solidarité est plus forte que la haine...

Tout cela est traité avec une sensibilité délicate et un grand sens de l'humour. Les personnages sont attachants et superbement joués, et les décors sont sobres et réalistes. En somme, on a adoré... au point qu'en sortant de la salle on aurait presque pu prendre part à une manif.

Il se trouve qu'en Suisse les manifs ne sont pas monnaie courante (et heureusement!). Cependant, si on veut faire de l'activisme ou juste montrer son engagement, on peut s'y prendre d'innombrables façons, par exemple en arborant une bague rose, cadeau du programme fédéral Love Life de prévention du SIDA qui rappelle leur campagne...


... et qui arrive gratuitement à la maison dans un joli petit emballage et accompagné d'un livret publicitaire résumant la campagne.



La campagne Love Life a une histoire bien différente de celle des annonces anti-SIDA qu'on aperçoit dans le film Pride!


Et pour en savoir plus, rien de mieux que de faire un tour sur le site internet Love Life!